| «Vous savez, je ne suis pas une mémère à chiens... Lorsqu'ils sont trop malades, je ne m'oppose pas à l'euthanasie», se défend Marina Tami dans la vaste ferme qu'elle vient d'acquérir à Vaulruz (FR). Avec ses deux filles et son fils, la pétillante Veveysane vient de s'installer en Gruyère après 24 ans passés au Tessin. Dans leurs valises: 22 chiens malades ou en fin de vie. Pas de boxes ou d'enclos dans cette nouvelle demeure où s'épanouissent les protégés de la maîtresse des lieux, qui peuvent s'ébattre sur un grand terrain attenant à la ferme. Les pensionnaires attendent de nouveaux copains dont les maîtres ont été prévenus par le bouche-à-oreille. Les chiens, toutes races confondues, qui vont affluer à Vaulruz ne demandent qu'un peu de tendresse et d'attention. Et de cela, ici, ils en sont gavés. Marina n'a qu'un regret: «Je devrais en limiter le nombre.» Mais elle fera tout pour tenter de trouver des places d'accueil ailleurs: «Nous travaillons en réseau. J'ai des antennes à Lyon et en Italie. Nous ferons donc le maximum pour satisfaire les demandes.» JEAN-MARIE ROLLE 30 juillet 2006 Le matin. Photo : © Aldo Ellena Site de "L'Oasis des vétérans" |